lundi 28 janvier 2013

J'ai testé "porter un body" - Episode 1 dénicher le body !

Le body refait son apparition, pièce star du Salon International de la Lingerie 2013, on parle beaucoup de lui. Vous vous souvenez, il était tendance dans les années 80, comme quoi la mode est un éternel recommencement.

Je me rappelle en avoir porté un dans mon adolescence. Je n'en garde d'ailleurs pas un très bon souvenir. Ce n'était pas un body dessous (lingerie) mais un body dessus (pièce de vêtement). Il était bleu marine avec des petites fleurs blanches. J'ai dû le porter seulement une ou deux fois et la seule chose dont je me souviens c'est qu'il m'écrasait la poitrine alors que je n'en avais pas (oui c'est fort hein !).

Près de 20 ans après, je me sentirais prête à réessayer un body et ce, bien que ma situation mammaire n'est guère évoluée. J'ai vu sur le net de jolies modèles qui mettent en valeur la poitrine avec des armatures et du rembourrage, histoire de ne pas faire trop pitié. Je me laisserais bien tenter par un body en dentelle afin d'apporter une petite touche sexy et frivole à mon quotidien.


Pensant qu'il me serait plus simple et plus pratique de me rendre en boutique (j'habite quand même Paris) plutôt que de commander sur internet, j'ai arpenté un centre commercial à la recherche de MON body. Et là, grande déception, cette pièce a peut-être fait son retour sur les podiums mais pas dans les magasins.

Premier arrêt chez H&M : Oui, je sais H&M n'est pas une boutique de lingerie, mais H&M est plutôt au cœur des tendances et surtout H&M n'est pas cher on ne sait jamais si mon corps ne faisait pas totalement ami-ami avec le body je n'aurais ainsi pas trop de regrets. Et bien, chez H&M, il y avait toutes sortes de brassières, de guêpières, de caracos...gainants, de culottes...gainantes, de robes...gainantes et de gaines (Et bien, je ne savais pas que la gaine était autant revenue en force !) mais pas un seul body.

Second arrêt chez Darjeeling : J'ai d'abord cherché dans le coin des soldes, en vain. C'est dans la nouvelle collection que j'ai remarqué un body en lycra, style "juste au corps" pour jouer les Véronique et Davina. Une vendeuse m'a indiqué qu'il s'agissait du seul modèle du magasin et que les bodies en dentelle ne se faisaient plus.

Troisième arrêt chez Passionata : J'ai fureté un moment. Puis, j'ai finalement questionné une vendeuse. "Si, si, nous avons des bodies", elle m'entraîne dans un petit coin et me montre un modèle en dentelle bleu, pas forcément à mon goût mais c'est un début, je jette un coup d'oeil au prix 79 € décidément il n'est pas à mon goût. "C'est tout ce que vous avez ?" "Euh...non, non" et la vendeuse va s'enquérir auprès de sa collègue et les voilà toutes deux qui s'affairent dans la boutique, ouvrent leurs tiroirs, remuent leurs cintres puis reviennent vers moi. Elles n'avaient finalement pas d'autres modèles.

Quatrième arrêt chez Orcanta : Je tombe sous le charme du seul et unique body du magasin, taille 95B, et donc vous l'aurez compris surdimensionné pour moi. La vendeuse m'explique que les bodies ça ne se fait plus, que les françaises ne les trouvent pas confortables. Elle m'oriente ensuite vers des guêpières toutes plus magnifiques les unes que les autres. Mais je trouve cela quand même "too much", je ne me vois pas avec tout cet harnachement.

Cinquième arrêt chez Etam Lingerie : Là j'ai le choix (si l'on peut dire) entre un body tout en dentelle sans armature ni balconnet et un body gainant en lycra sachant que le body gainant ne s'adresse qu'aux gros bonnets, enfin plus exactement ne s'adresse pas aux petits bonnets (inférieurs à 90C).

Sixième arrêt chez Soleil sucré : c'est la première fois que j'ose pénétrer dans une des boutiques de cette enseigne, la couleur des dessous m'ayant toujours rebutée : du jaune citron, du bleu canard wc, du vert flashi, du rose criard... A peine ai-je franchi la porte qu'un parfum sucré vient m'écœurer. En effet, une vendeuse asperge généreusement la boutique de son pschitt vanille bon marché, une horreur et pas de body à l'horizon. J'interpelle la vendeuse en essayant d'éviter ses attaques nauséabondes. "Si, nous avons un modèle à paillettes à l'entrée vous ne l'avez pas vu ?" Un modèle à paillettes, je n'en demandais pas tant ! Je m'approche du dit-body mais pas trop près quand même parce qu'il est très repoussant, bienvenue au royaume du mauvais goût ! En plus d'être string, le body est ouvert dans le dos et sur les hanches, autant dire qu'il ne doit pas coûter cher en tissu. Le tissu, parlons-en, moitié dentelle, moitié tulle, de couleur blanc, tellement blanc qu'il en devient transparent, des paillettes négligemment dispersées sur le peu de tissu et pour "édulcorer" le tout une espèce de petite peau de lapin de couleur blanche a été ajoutée sur le devant en guise de collier. C'est ridicule, grotesque, on doit trouver un modèle identique dans un magasin de farces et attrapes. 

Septième et dernier arrêt aux Galeries Lafayette : Je fais le tour de toutes les marques, seules deux d'entre elles proposent des bodies en dentelle mais sans balconnet. Par contre, quasiment toutes les marques ont opté pour la gaine sous toutes ses formes (incroyable !). Finalement je me décide à essayer un body seconde peau (plutôt gainant) à balconnet de chez Woman's Secret. Dans la cabine d'essayage, je m'interroge sur la façon de l'enfiler. Par le haut, il ne passe pas, ce sera finalement par le bas. Une fois passée et installée, on est loin de l'effet seconde peau. Je me sens totalement saucissonnée, j'ai pris en plus le modèle de couleur rose pâle, je m'observe dans le miroir, je ressemble à un petit saucisson à l'ail. C'est effarant ! 

Jamais je n'aurais pensé que ce serait si compliqué de trouver un body, je pense continuer mes recherches sur le net... 

Dernière minute : J'ai trouvé hier mon body chez Valège, il est exactement comme je voulais. Je ne l'ai pas essayé (pas pratique dans les boutiques de cette enseigne). A SUIVRE DONC DANS L'ÉPISODE 2 (Quel suspense !).


vendredi 25 janvier 2013

Se faire des cheveux blancs

Il y a quelques années déjà que j'ai découvert mon premier filament blanc, le premier d'une longue lignée, parce qu'entre temps, il a fait des petits. Je vieillis, c'est un constat. C'est comme ça, je ne peux pas lutter. Le mécanisme de pigmentation de mes cheveux s'essouffle, comme le reste. 

Mes cheveux blancs étaient nombreux, tous agglutinés au sommet de ma tête. Certains étaient dressés sur le crâne faisant les fiers et d'autres étaient lascivement allongés au côté de leurs congénères bruns. Je parle d'eux au passé parce que je les ai tous exterminés, hier. Ils étaient 27, je les ai comptés.

Un par un, je les ai arrachés. Je n'ai pas utilisé de pince à épiler, j'y suis allée à la sauvageonne. Bien entendu des cheveux en bonne santé sont venus avec, mais qu'importe. Quand je me suis vue hier matin dans le miroir, je me suis, comment dire, enflammée. N'allez pas croire que mes cheveux blancs sont apparus comme cela en une nuit comme Marie-Antoinette la veille de sa montée sur l'échafaud, non, mais ce matin-là mes cheveux blancs dans ma crinière brune ont attirés la lumière comme jamais encore ils ne l'avaient fait. J'avais le choix entre péter le néon de la salle de bain, me voiler la face (au sens propre comme au sens figuré) ou me séparer des indésirables vilains blancs.

Vous allez me dire, "misère, ma pauvre, tu n'aurais pas du les arracher, il en repoussera 10...". Je vous rassure c'est une légende, le cheveu repoussera seul et non pas multiplié par 10, 100 ou 1 000. Oui, je les ai arrachés, sans doute pour mieux recommencer, car à partir du moment où ils blanchissent, ils repousseront inévitablement blancs.

Mais concrètement, que peut-on faire ?  

Accepter son sort et les laisser naturels, tout en sachant que chez les femmes avoir les cheveux blancs, c'est faire plus vieille que son âge, faire malade, faire ménopausée. C'est d'ailleurs une grand injustice, quand on pense que chez les hommes, avoir les cheveux blanc est un signe de maturité et un indéniable atout de séduction.

Opter pour la coloration professionnelle. C'est s'engager dans un cercle vicieux onéreux car on est contraint de se rendre chez le coiffeur toutes les 4 à 6 semaines (grand maximum) pour effacer les racines, un cheveu poussant de 0,7 à 2 cm par mois. Sans compter que les colorations assèchent et ternissent les cheveux à terme.

Opter pour la coloration à la maison et là je dis attention aux mauvaises surprises tant en terme de couleur de cheveux que... d'application. Je m'y suis risquée l'année dernière et ma salle de bain s'en souvient encore (photos à l'appui). Ne me demandez pas comment je me suis débrouillée, je ne le sais pas moi-même mais j'ai été assez habile pour mettre du produit colorant au plafond et sur la machine à laver. A la base, c'était une coloration qui devait s'estomper en 6 à 8 shampoings mais j'ai eu beau faire mousser mon plafond et ma machine, la coloration s'est avérée finalement permanente.


Camoufler les cheveux blancs avec tout ce que l'on trouve : un bonnet (c'est la saison), des barrettes, des pinces, des bandeaux, porter la queue de cheval... ou du maquillage, si c'est possible, mais pas magique ! Depuis 2011, il existe un mascara pour cheveux blancs, K pour Karité, (je ne l'ai pas essayé) mais compte tenu des différents avis et commentaires que j'ai glanés à son sujet sur le web "Trop liquide, ça ne masque pas complètement les racines, il faut le faire tous les jours car ça ne tient pas bien sur les cheveux", Même plusieurs heures après on se tache les mains si on se touche la tête", Le produit donne un aspect sec aux cheveux et s'écaille un peu" ; il me semble tout aussi opportun d'utiliser un mascara pour les yeux ou une quelconque ombre à paupière. Le résultat sera vraisemblablement identique.

Mascara Cheveux

Dans quelques semaines, mes cheveux blancs auront repoussé, il faudra donc que je décide une nouvelle fois de leurs sorts. Tiens, je me laisserais bien tenter par une nouvelle permanente ou des mini-vagues. Le fait d'onduler ma tignasse va un peu l'éclaircir et la cramer, ma foi, c'est également une solution pour remédier aux cheveux blancs. A suivre...


lundi 21 janvier 2013

J'ai fait piquer mes gosses (âmes sensibles s'abstenir)

J'ai fait piquer mes gosses. C'est comme ça, je n'avais pas vraiment le choix. C'était mercredi, la journée des enfants, j'ai pensé que c'était le bon moment.

Il fallait quand même que je prépare un peu l’aîné, 6 ans, le cours préparatoire, il était assez grand pour accepter l'abattoir. Quant à la cadette avec sa petite turbulette, il ne servait à rien, à mon sens, de lui signifier la sentence.

La lâcheté ne m'a pas épargnée et ce n'est finalement que le jour J, à l'heure du déjeuner, que je me suis exécutée.

L'annoncer ainsi à mon Loulou seulement 3 heures avant l'injection, c'est vrai que ce n'était pas folichon. Comme je m'y attendais, il a pleuré, m'a dit qu'il ne voulait pas y aller. Je lui ai expliqué que la Pepette allait également y passer, ça l'a un peu apaisé. Le Loulou est retourné timidement à ses quenelles, il n'avait plus qu'à digérer la nouvelle. Ce jour-là, c'était William Saurin qui régalait, fallait pas tout gâcher.

Les 3 heures se sont égrenées...lentement. Plusieurs fois, mon aîné m'a demandé "Encore combien de temps, Maman ?". "Joue mon Loulou, faut pas y penser " voilà tout ce que j'arrivais à exprimer.
L'heure approchant, j'ai voulu donner un dernier biberon à ma Pepette, on partait quand même pour perpète. Mais elle a du sentir que quelque chose se passait, que j'étais stressée, parce qu'elle n'a rien voulu avaler. C'est donc le ventre en disette que je l'ai mise dans la poussette et nous sommes partis à pied dans le grand froid (-1°C, il y avait longtemps que Paris ne nous avait pas montré ça). 

Mon Loulou a sautillé durant tout le trajet. Il n'avait pas l'air angoissé. Je l'écoutais à peine me parlait de Ben Ten (C'est le héros du moment, je vous dis ça, au cas ou vous n'auriez pas d'enfant). J'étais contrariée par l'hiver, par mon attitude meurtrière, par la Pepette qui n'avait pas pris son biberon, par ces fichues vaccinations.

Nous sommes enfin arrivés au Cabinet du Docteur B. Comme il avait du retard, nous nous sommes assis dans le boudoir. J'ai sorti à nouveau mon biberon mais ma Pepette n'a pas voulu sa boisson, plus de 4 heures qu'elle n'avait pas tété, vraiment, je commençais à m'inquiéter.

Puis ce fût à nous. Mon Loulou a courageusement annoncé qu'il voulait passer en premier, après tout s'il y tenait. Le Docteur B a sorti sa seringue et mon fils est devenu dingue. Je lui ai pris la main et j'ai tenté de le rassurer lui expliquant que si le médecin s'y prenait bien, il ne sentirait rien. Le Docteur B a changé d'expression y'a pas à dire je savais mettre la pression. Il a doucement injecté le produit, mon Loulou n'a finalement rien dit. Pas un cri, pas un pleur, tout s'était déroulé sans heurt. Le Docteur B était un peu vexé, (lui qui aimait bien faire son petit effet) tant et si bien qu'il a proposé de recommencer. Le Loulou n'a pas vraiment apprécié la blague, pour lui, pas question de se remettre à table. Le cuissot un peu endolori, il a souri puis s'est enfui.

Ce fut ensuite le tour de la petite en layette, ma Pepette. A la pesée, déjà elle n'a pas pu s'empêcher de pleurer alors pour la vaccin, vous pensez bien. Je l'ai gardé longtemps après contre moi, la pauvre était dans tous ses états. Puis il fut temps de laisser le Docteur B, d'autres patients l'attendaient. Je l'ai remercié d'avoir vacciné mes enfants et lui ai versé ses émoluments. Nous sommes restés encore un peu dans le Cabinet, j'étais bien décidée à venir à bout de la tétée. Cette fois-ci, ma Pepette a accepté sans rechigner preuve qu'elle m'avait sentie apaisée.

Puis, nous sommes repartis dans le froid, le grand, la petite et moi. Mon Loulou bondissait sur le trottoir serrant parfois la mâchoire, car ce vaccin, mine de rien, n'avait rien d'anodin. Parfois, il visait de son pistolet imaginaire les voitures, et faisait semblant de les prendre en filature. Bien loin de ces aventures, ma Pepette dormait sous sa couverture. De temps en temps, elle battait des cils preuve que son sommeil restait fragile.
Finalement tout s'était bien passé, il n'y avait pas de quoi stresser. Que voulez-vous je suis comme ça, vacciner mes enfants moi je n'aime pas.


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