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mercredi 12 juin 2013

Les poupées gonflables

Je me suis toujours demandé pourquoi les gens utilisaient des poupées gonflables. Pas vous ? Oui, je sais bien que c'est une compagne docile, toujours partante et jamais contrariante mais à part ça ?

 

Un peu d'histoire sur la poupée gonflable (à défaut de pouvoir vous proposer des travaux pratiques) :


A l'origine, ce sont les marins qui fabriquaient à l'aide de vieux vêtements et de chiffons des poupées féminines à usage sexuel, appelées "Dames de voyage" (c'est chic !).
Puis dans les années 40, Hitler aurait fait fabriquer des imitations en latex de l'archétype de la femme allemande (blonde aux yeux bleus) afin que les soldats allemands ne contractent pas de maladies en allant voir des prostituées (quel génie cet homme). Ces poupées étaient suffisamment compactes pour pouvoir rentrer dans les sacs à dos des soldats. Elles eurent néanmoins peu de succès, ceux-ci jugeant ridicules de les emmener, surtout en cas de capture (on les comprend).
 
Les premières poupées furent réalisées en vinyle. Elles étaient alors plutôt laides, seul l'élément représentant le vagin artificiel avait un intérêt.
Désormais, de nouvelles matières comme le latex et le silicone rendent les poupées plus vraies que natures. Les visages sont plutôt réussis, les yeux sont expressifs.
Poupee Gonflable Sweet Doll
Facile, l'achat en ligne sur Amazon, dans la catégorie hygiène et soin du corps...
Les poitrines en silicone peuvent être mordillées ou pincées (hum, tout un programme).
Dans une usine de fabrication, quel beau métier que celui de testeur de tétons !
Les dernières versions sont bluffantes de réalisme : langue, peau élastique, vernis à ongle (oui chaque détail compte pour affrioler Monsieur, sachez-le). Un tel modèle peut coûter jusqu'à 6 000 €, mais c'est bien connu quand on n'aime on ne compte pas.
 

Les avantages de la poupée gonflable (au cas où certains messieurs se tâteraient) :


  • Bien entendu la poupée gonflable dispense des petites attentions dont nous sommes très friandes, nous les femmes. J'entends par là les petits cadeaux, les compliments, les gestes de tendresse, les préliminaires...
  • Avec une poupée le Monsieur peut se permettre toutes les bizarreries sexuelles qu'il n'aurait jamais osées assumer devant sa bien-aimée; comme par exemple chevaucher la poupée, déguisé en cowboy en faisant tourner un lasso imaginaire tout en chantant "Tourner les serviettes" de Patrick Sébastien.
  • Une poupée gonflable ne comble pas seulement le manque sexuel mais aussi le manque affectif. Elle peut être une douce compagnie, une présence dans le lit.
    La poupée gonflable ne dit plus
    Et à rester la bouche ouverte ainsi toute la nuit, elle n'a pas, comme bobonne, l'haleine fétide au petit matin.
  • Certaines poupées peuvent gonfler selon l'envie du Monsieur. Pour des seins plus gros, les cuisses et les hanches doivent être massées (ouais, si seulement c'était aussi simple dans la réalité) et à l'inverse les gros bonnets doivent être triturés pour diminuer.
  • La poupée peut également servir à faire des farces. Quoi de plus jouissif que de faire peur à la voisine en déposant la poupée habillée devant sa porte ou encore d'asseoir la demoiselle sur le trône des toilettes pour surprendre les amis qui vont se soulager.
  • Une poupée gonflable peut faire office d'épouvantail c'est ce qu'un belge (oui, ils sont décidément très drôles) explique dans ce reportage : "De tout ce que j'ai accroché dans les arbres jusqu'à présent pour effaroucher les oiseaux et protéger mes fruits, les poupées gonflables s'avèrent le moyen le plus efficace. Devant leur ressemblance avec les humains, les oiseaux les craignent et n'osent pas s'en approcher. Pour accentuer encore la ressemblance avec le commun des mortels, je les habille et j'équipe certaines de petits gadgets qui s'illuminent, clignotent et tournent, ce qui a pour effet de faire bouger les poupées...Et, pour les oiseaux, de croire qu'elles sont en mouvement et donc en vie. Mais je craignais l'accoutumance des oiseaux à la présence de toujours les mêmes représentations humaines, placées toujours aux mêmes endroits et j'ai parlé de "ma trouvaille" à un cabinet professionnel afin de trouver une formule qui permette de prolonger l'effet d'effarouchement dans le temps. Ils m'ont conseillé de pulvériser les poupées avec un mélange de Tabasco. Son odeur nauséabonde et sa composition épicée et piquante agissent comme répulsif. Depuis plusieurs années, je ne constate plus aucune dégradation dans mes fruits et ils surabondent..." Voir le reportage en cliquant sur la photo puis sur VRT:
producteur fruits 3.png

Les inconvénients de la poupée gonflable (ben oui, il ne faut pas se leurrer) :


  • Malheureusement, la poupée ne permet pas d'improviser une scène hot sous une douche chaude et pour cause, celle-ci pourrait fondre de plaisir...au sens propre.
  • Ses joints et coutures sont souvent soumis à rude épreuve (non, je ne donnerai aucun détail), elle ne peut survivre aux griffures et fissures sans son kit de rustines anti-crevaison souvent livré avec la poupée.
  • Une fois la petite affaire faite, la poupée doit être astiquée (comprenez toilettée). Les orifices (quels qu'il soient) doivent être nettoyés avec un produit sextoy approprié ou de l'eau savonneuse.


En conclusion, si la poupée gonflable est...comment dire... plaisante, elle reste néanmoins fragile. Un manque d'entretien, des négligences voire des maltraitances à répétition pourraient rapidement l'amener à faire le trottoir, une bien triste fin !




 

jeudi 23 mai 2013

Ah si j'étais riche lai lai lai ♫♫♫

....lai lai ♫♫♫ 
Ben quoi, je peux chanter, vous avez vu le temps ! Cela fait des semaines que nous n'avons pas vu le soleil. Oui toi lecteur, qui tomberait par hasard sur ce post en...2017, sache que le printemps 2013 fut plus que pourri en France.

Mais revenons à notre chanson. J'ai désormais décidé de jouer régulièrement au loto. Et puis tenez, soyons fou, je vais également m'arrêter de travailler...mais non je plaisante. Mais pourquoi me direz-vous ? Parce que je suis un vrai boute-en-train et que...ah pourquoi je veux jouer au loto et arrêter de travailler ? Et bien disons qu'il semblerait qu'avoir un salaire en France soit honteusement discriminant envers les individus qui sont dans le besoin.
Quand je pense (oui, il m'arrive de penser, je ne vous ai pas dit réfléchir), donc quand je pense qu'il a été récemment envisagé un système de sécurité sociale en fonction des revenus. C'est-à-dire un système où, plus on gagne bien sa vie moins on est pris en charge. C'est-à-dire un système où, sachant que les cotisations sécurité sociale sont proportionnelles aux rémunérations, les plus gros contributeurs seraient moins remboursés que ceux qui contribuent moins voire pas du tout.

Et je ne parle pas de :
  • la baisse des allocations familiales (parce qu'un un foyer qui a 5 000 euros de revenus par mois c'est beaucoup trop),
  • la taxe à 75% pour ces saletés de riches (parce l'argent est sale),
  • l'affaire Cahuzac (qui a donné lieu à une compétition stupide des ministres où chacun essayait d'être plus pauvre que l'autre).

D'une manière générale nous n'aimons pas en France que certains aient une entreprise prospère ou gagnent bien leur vie.
Je me souviens d'un dessin amusant que j'avais vu et dont je n'arrive malheureusement pas à remettre la main dessus qui résumait assez bien la mentalité française. On voyait un homme d'affaires aux Etats-Unis qui passait à côté d'un SDF, une bulle au-dessus du SDF indiquait "un jour, je serais comme lui". Puis la même image mais en France avec cette fois-ci écrit "un jour il sera comme moi"

Partant du principe que l'on trouvera peut-être plus louable que je gagne de l'argent en jouant à des jeux de hasard qu'en travaillant dignement. J'ai décidé de jouer au loto.

J'aurais pu faire un Euro Millions,


c'est vrai que c'est tentant. Enfin, personnellement j'aurais choisi un vernis plus rouge pétasse mais bon la piscine est certainement très belle.
Mais comme c'est mal vu en France d'être "outrageusement riche", j'ai finalement opté pour le bon vieux loto français,


plus accès sur les boules (oui, on est d'accord, ça me ressemble plus).

Mais je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça. Car enfin, une bibiche ne fait pas de politique.
Tenez, la prochaine fois je vous parlerai plutôt du grand dilemme qui m'anime en ce moment : vaut-il mieux porter une culotte ou un string ?



vendredi 3 mai 2013

Bibiche Le Mag, non rien à voir avec moi...

Bibiche le Mag, et bien non rien à voir avec moi "Différent, divergent, dissipé" tel est son slogan et pourtant non, rien à voir avec moi... C'est un peu par hasard que j'ai appris son existence (oui bon ok, c'est vrai, c'est en tapant comme une dératée "bibiche" sur google, histoire de comprendre comment mon blog était référencé, que je suis tombée dessus).


C'est un magazine de société : 
  • bordelais (comme moi, enfin je suis libournaise d'origine mais c'est tout comme)
  • féminin (mais pas tel que nous le connaissons, souvenez-vous)
  • trimestriel (quatre par an oui, c'est bien ça !)
  • gratuit (mais 10 € si l'on s'abonne, hein ? oui ben je vous expliquerai un autre jour) 
  • tout nouveau (normal, avec mon blog vous êtes toujours au fait des dernières nouveautés !).
La couverture m'a vraiment donné envie. Quant au teaser, je l'ai trouvé très bon : drôle, délirant, déjanté, ultra punchy...bref, je devais me procurer ce Bibiche.


Je me suis tapée exactement 568 km (Paris/Bordeaux) pour le dénicher, enfin c'est surtout mon cher et tendre qui se les ai tapés entre 21h et 1h du matin. Moi et bien, je pionçais tranquillement à côté, parce que ...je le vaux bien, certes, mais aussi parce que je suis une copilote qui fait entièrement confiance à son pilote et ...c'est bien pratique.

Marine, une des cofondatrices de Bibiche Le Mag que j'avais contactée sur Twitter (oui j'ai également un compte Twitter maintenant, c'est fou) m'avait dit que je pouvais encore en récupérer un chez Mint Bazar, place Camille Jullian. Je m'attendais à tomber sur un misérable capharnaüm (un repaire à bordel quoi) tenu par une vieille rombière mais il n'en fut rien. Mint Bazar est une adorable boutique joliment colorée et décorée ; pas de bordel mais des vêtements, bijoux, sacs, papeterie, mobilier...bien rangés et bien présentés. L'accueil y est chaleureux, digne d'un bordelais. Un Bibiche trônait sur une table, je m'en suis emparée.

A trop être excitée, je suis souvent déçue (n'y voyait rien de scabreux !). Je ne vais pas encore vous rejouer Causette  mais hormis la couverture (rose crevette tel le crustacé et non le cervidé), l'article sur les boules de geisha (je m'étais déjà dit que je devrais les tester, mais oui je vous en parlerai sur ce blog, bande de vicelards...euh veinards), le magazine manque à mon sens d'un peu de féminité. Je m'attendais également à plus d'humour, de créativité et d'impertinence, dans l'esprit du teaser.

Il est certainement difficile de concilier tous ces ingrédients lorsque l'on parle d'écologie, de santé, de sport, de musique, de bons plans locaux (on sent d'ailleurs bien que le magazine est financé par des pubs locales en phase avec les articles, ben oui je sais c'est comme les tests de cosmétiques sur Elle).

La recette sur leur site internet ayant plutôt bien prise avec ces mêmes ingrédients, le magazine devrait à moyen terme également y parvenir. Car je n'oublie pas qu'il s'agit du tout premier numéro, il y a fort à parier que le caractère de Bibiche Mag s'affirmera au cours des prochaines parutions, un peu comme le bon vin bordelais.

En tout cas, je suis prête à nouveau à me farcir 568 km pour lire les prochains Bibiche enfin, reste à faire du charme à mon cher et tendre.


mardi 30 avril 2013

Le Prince (charmant ou pas)

Le prince (charmant ou pas), il n'existe pas, tout le monde le dit, le sait et pourtant tout le monde continue d'y croire. Notez que je dis "tout le monde" et non pas "les femmes", je colle à l'actualité, "mariage pour tous" oblige.

D'ailleurs, je me demande bien pourquoi, il suscite autant les convoitises. Franchement il vous excite avec sa culotte bouffante et son collant blanc. Il aurait, pour le coup, un petit côté...comment dire...ben gay.

                           


Il était une fois

Depuis notre enfance, nous sommes nourries aux princes et preux chevaliers. D'après les contes de fées, le prince est beau, fort et courageux. Il défend de belles valeurs telles que l'honnêteté et le respect. Il brave de nombreux obstacles pour protéger les déshérités. Il est toujours prêt à affronter les dangers pour secourir sa princesse, alors qu'il ne l'a jamais vue. Oui c'est un peu comme les sites de rencontres sur Internet. Mais lui, il ne sera de toute façon pas déçu car une princesse est en théorie jolie, douce, indulgente (et pour cause elle ne fera aucun commentaire désobligeant sur le fuseau blanc du valeureux), souriante, serviable...en plus elle sait manier le balai !
Le prince est également romantique et attentionné. Il a en plus une véritable aptitude au bonheur "puisqu'ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants", ce qui sous-entend une activité sexuelle épanouie.

Dans la réalité

Dans la vraie vie, les princes ne cumulent pas forcément le charme de Georges Clooney, la bonté de l'abbé Pierre, la capacité d'écoute d'un psy (ou d'un astrologue, c'est à peu près pareil) et la fortune de Bernard Arnault. D'ailleurs, ils n'habitent pas des châteaux avec des tasses qui parlent, des balais qui font le ménage tout seul (à défaut d'avoir Blanche Neige ou Cendrillon sous la main). Non, certains d'entre eux résident dans des bâtisses qui tombent en ruine et discutent de la manière la plus économique de se chauffer et du financement des travaux d'entretien de l'édifice.

En fait, il existe peu de princes et princesses qui vivent de jolis contes de fées. Oui même Albert, Stéphanie et Caroline sur leur rocher ne vivent pas au pays des merveilles mais dans une société où les abus sont dangereux pour la santé : abus de cigarette, d'alcool, de graisse, de sucre, de soleil, de biens sociaux, de confiance... Ben oui, toujours tout faire avec modération, voici le maître mot de notre monde pas toujours si merveilleux.

Oh ça y est vous reniflez, je vous ai foutu le bourdon. Et non, la vie n'est pas un conte de fées et à trop croire le contraire nous resterions d'éternels insatisfaits.





mercredi 10 avril 2013

Don d'organes, sauve qui (tu) peux

Bon aujourd'hui, je vais vous parler du don d'orgasmes...euh d'organes. Oui, c'est beaucoup moins excitant. 

Si je meurs en bon état et qu'il y a moyen de récupérer les pièces détachées autant que celles-ci servent à quelqu'un. Cœur, poumons, reins, foie, pancréas, intestin grêle, cornée, os, je peux bien dépanner jusqu'à 8 personnes. Car ce corps (auquel je me suis finalement fait) si je ne peux plus l'utiliser, autant le donner.


Je n'ai pas la moindre conviction spirituelle. J'ai plutôt l'esprit cartésien. Et comme le petit Jésus je ne l'ai jamais vu...Ah il est mort ? Mais c'était quand ? Ah ben je n'étais pas née ! Et il a fait don de ses organes lui au moins ? Oh pardon, je blasphème...
Bon je reprends. Sans avoir vraiment eu de réelle réflexion philosophique sur ce sujet (et ne riez pas), je ne pense pas que ma carcasse soit le refuge de ma conscience (oh c'est beau). Je n'aurais donc aucun mal, à ce que des médecins charognards attentent à ma petite personne, après ma mort.

Bref, vous l'aurez compris, je suis favorable au don d'organes. D'abord parce que cela me semble louable quoique naturel et puis parce que les autres options me paraissent pour le coup totalement dérisoires. Quel est l'intérêt de me payer un cercueil avec l'argent des héritiers pour me faire ensuite bouffer par les vers. Quant à me faire cramer et confier la garde partagée de mes cendres à mes enfants, autant finir en engrais de jardin. Il reste encore une autre solution, donner mon corps à la science, et ma foi, sans doute ai-je un côté "cougar" pour ne pas l'occulter totalement et accepter volontiers de me faire charcuter par de jeunes étudiants en médecine.

J'ai donc ma petite carte de donneur d'organes dans mon portefeuille. Certes, cette carte n'est pas obligatoire mais elle témoigne au moins de ma volonté. En fait, depuis 1976, toute personne est considérée consentante d'office aux dons d'organes si elle n'a pas manifesté son opposition de son vivant en s'inscrivant sur le Registre national des Refus auprès de l'agence de biomédecine. C'est le sénateur Henri Cavaillet qui est à l'origine de cette loi, il est d'ailleurs décédé en février dernier à l'âge de 99 ans, autant dire qu'il n'a pas du pouvoir faire don de grand chose (Ah pardon, je blasphème encore).

Vous vous dites que la pénurie d'organes ne devrait pas exister puisqu'on pourrait en théorie prélever tout le monde. Bien vu. Mais en pratique, je pense que les médecins doivent respecter la douleur des familles et leur demander la permission. Et tout porte à croire, que beaucoup d'entre elles refusent les prélèvements.

C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai toujours ma carte sur moi. Il ne faudrait pas que, le jour J, on me laisse pourrir sur place faute d'avoir pu joindre mes proches pour leur demander ma volonté ou pire que ceux-ci refusent ce pour quoi je m'étais engagée. Vous allez me dire, tu t'en fous tu seras morte, oui mais, même morte, je ne veux pas être contrariée.

Alors loin de moi l'idée de faire du prosélytisme mais sachez qu'il vous est possible d'obtenir une carte de donneur sur internet mais vous pouvez aussi écrire un petit mot et le glisser dans votre portefeuille, du style "Si je trépasse, donnez mes organes à la populace". Ça devrait également faire l'affaire.



mercredi 3 avril 2013

Les magazines féminins

A ceux qui prétendent que la presse féminine est sexiste et offre une manière stéréotypée de voir la femme, je me ferais l'avocat du diable en répondant qu'il ne s'agit que de lectures légères, de feuilles de choux sans prétention intellectuelle qui permettent de s'aérer l'esprit. Les femmes qui lisent ces magazines n'ont d'ailleurs pas cette seule source de culture, enfin je pense. On peut être frivole et sérieuse à la fois.

Les sujets traités dans ces magazines sont effectivement très réducteurs mais je me dis qu'ils intéressent très certainement les femmes sinon elles ne les achèteraient pas (oui, c'est vrai, je suis assez perspicace).

Quels que soient les magazines (Bécasse, Cleopâtra, Dame Pinguine, Odette,...ben quoi, je ne vais pas vous les citer vous les connaissez tous), ils tournent tous autour de 5 grands leitmotivs :


1- Soyez belle et mince :

Si vous êtes grosse et moche c'est que vous y mettez vraiment de la mauvaise volonté ! C'est vrai quoi avec tous les conseils de beauté qui foisonnent dans la presse féminine, vous devriez toutes être divines (entendez par là conformes à ce que la femmes devrait esthétiquement être de nos jours). Pas de problème, me répondez-vous, vous êtes bien dans votre tête et votre peau, arrrgh... feuilletez alors quelques pages de magazines féminins, ils vont vous créer des complexes en moins de deux pour vous apporter ensuite des solutions généralement hors de prix.

                                          

2-Soyez chaude au lit (ou ailleurs):

Jouissez, je vous l'ordonne. La femme moderne doit être sexuellement hyper-performante et si possible débridée : relations extra-conjugales, échangismes...Etre une pro du Kamasutra est une compétence requise quel que soit l'âge et le statut amoureux de la dame. Dans les magazines, l'acte sexuel s'apparente à un rock acrobatique et votre cher et tendre ne vous remerciera jamais assez de ne pas mettre en pratique tout ce que vous lisez.


3-Apprenez à vous connaître :

Des tests bidons..euh des psycho-tests (parce que c'est connu les femmes s'intéressent à la "psycho"), vont vous permettre de savoir qui vous êtes vraiment. Cela tombe très bien parce que les femmes se posent toujours des milliards de questions existentielles, elles veulent toujours tout analyser, décrypter...En cochant, des ronds, des carrés, des triangles et même parfois des losanges, vous allez découvrir : "Quelle séductrice êtes-vous ?", "Quel âge avez-vous vraiment ?", "Quel animal social êtes-vous ?", "Quelle chieuse êtes-vous ?" et c'est palpitant.


4-Apprenez à lâcher-prise :

Le lâcher-prise est une notion...abstraite qui regroupe...beaucoup de choses. Le lâcher-prise, c'est intérioriser son énervement. Que les autres vous mentent, vous trompent, vous trahissent, vous critiquent, vous insultent....cela n'a pas d'importance, ce n'est pas grave. Si si, ben quoi, prenez sur vous ! Le lâcher-prise c'est aussi le sésame pour une vie équilibrée, pour éviter de péter les plombs. Et le lâcher-prise, ça s'apprend car il n'est pas donné à toutes les femmes d’ôter facilement son costume de superwoman pour mettre ses pieds sur la table basse, se recouvrir d'un gros plaid et s'empiffrer de Curly, pour certaines cela demande une grande forme d'abandon.


5- Ayez le dernier it-bag :

Kesako ? Mais enfin vous vivez dans quel monde, ce n'est pas possible, vous ne savez pas ce qu'est un it-bag ? Mais depuis quand n'avez vous pas parcouru un magazine féminin bordel ! Excusez-moi, je m'emballe (pourtant j'ai bossé le lâcher-prise). Le it-bag c'est le sac à main du moment, celui que les stars portent cette saison, celui que tout le monde doit donc avoir. Ce sac à main va vous permettre d'afficher, que dis-je de crier, votre féminité à la face du monde et votre valeur sociale aussi. Oui, parce qu'un it-bag coûte au moins le SMIC. Ben quoi une voiture c'est bien plus chère, comment croyez-vous que les hommes exhibent leur virilité !



Alors oui ces magazines n'ont pour but que de nous faire rêver, nous amuser et nous divertir mais s'ils pouvaient éviter néanmoins de trop nous abrutir ce serait bien.

Ce qui est gênant, ce n'est pas tant le choix des sujets (si je vous assure, les femmes sont un peu plus complexes que ce que montrent les magazines) mais la manière dont ils sont traités. Beaucoup d'articles sont en fait des publicités déguisées, la pression financière des annonceurs sur les contenus étant vraisemblablement très importante.

Une petite pensée pour Causette, un magazine féminin bien (trop) différent évoqué dans un précédent post.

Allez, la prochaine fois, je vous parlerai de l'intérêt de lire la presse people...mais si.


lundi 11 février 2013

La réhabilitation de la moustache

L'homme est redevenu désirable avec ses poils au menton. Fini les apollons aux visages glabres, aujourd'hui le poil facial est tendance et je m'en réjouis. Je suis une inconditionnelle des hommes avec une barbe de 3 jours. Oui ça pique mais j'aime bien avoir les joues (et le reste aussi) rosies par les baisers. Qu'elle soit longue, courte ou touffue, la barbe est la marque des hommes et des vrais.

Alors qu'auparavant la pilosité était une contrainte pour ces messieurs, elle est devenue, pour notre plus grand plaisir (du moins le mien), un moyen d'exprimer leur individualité et leur style : la barbe, la barbiche, le bouc, le collier...et depuis ces 2 dernières années la moustache.


Abandonnée à la fin des années 70, la moustache a fait son grand retour. Mais attention, le look Vercingétorix ou les bacchantes sont dépassés. La moustache se porte désormais fine et structurée à l'instar des pionniers de cette tendance Brad Pitt, Johnny Depp, Jude Law...et ça me plaît !
                                    
La moustache est un signe de virilité.
Là où les filles attendent avec impatience que leurs seins poussent, les garçons eux attendent leurs premiers poils. Leur moustache pubère, ce vilain duvet brun ingrat et ridicule qu'ils contemplent à longueur de journée, fait désormais d'eux des mâles. C'est d'ailleurs un symbole de puissance et de virilité absolue dans le monde arabe. J'ai découvert récemment qu'un vrai business d'implants de moustaches s'est crée, en Turquie, pour les messieurs qui se sentent "pilairement" lésés au niveau du philtrum.

En occident, la moustache est loin de faire fantasmer les femmes. 77% des françaises détestent cet attribut pileux chez un homme. Et bien moi, j'avoue que je trouve cela charmant et tout particulièrement, vous l'aurez compris, la moustache à l'américaine, initialement portée par Clark Gable et Zorro. J'apprécie cette mode où les hommes peuvent enfin se réapproprier une masculinité. Jean Dujardin dans "The Artist" est terriblement sexy avec cette moustache. James Franco la porte à merveille...

Je crois que j'aimerais assez échanger un baiser avec une moustache. Mais pas celle en brosse, fournie et tombante qui éponge les rhumes et conserve les miettes du midi non, un baiser avec une moustache élégante, raffinée et soignée. Ces derniers temps, la moustache me fascine. Je me plais à croire qu'elle invite à goûter de nouveaux univers sensoriels exotiques et audacieux. Ces petits poils subtilement bien placés entre la bouche et le nez doivent forcément taquiner, ébranler...bref enthousiasmer.


vendredi 1 février 2013

Le pipi dans la rue

Mais qu'est-ce que c'est que ce titre, mais qu'est-ce qu'elle nous fait, nous on attendait l'épisode 2 j'ai testé "porter un body""...Oui et bien je suis une fille qui ménage le suspense. Aujourd'hui, je vais vous parler du pipi dans la rue, certes c'est moins glamour que le body mais que voulez-vous je suis très éclectique. Et puis, le bonhomme sur lequel je suis tombée en sortant de chez moi ce matin m'a bien inspirée. 

Bien entendu, ce n'est pas le premier que je vois faire et ce ne sera certainement pas le dernier, mais bon quand même, dégainer son appareil pour une vidange, juste à côté de notre grille, mince alors ! C'est bien simple j'ai failli marché dedans. En plus ce n'était ni un clodo, ni un ivrogne mais plutôt le genre père de famille qui a décidé de pisser sans gêne ; même pas dans un coin sombre, même pas entre deux voitures non, au vu et au su de la populace, à croire qu'il voulait que l'on se délecte de son organe (au demeurant pourtant très commun, pour ce que j'en ai vu).
En d'autres temps, je ne me serais pas gênée pour lui balancer un truc du style " Vous pourriez pas faire ça ailleurs, espèce de porc !", mais maintenant avec la poussette, c'est plus difficile pour courir. 

Bon c'est vrai, il m'est déjà arrivée moi aussi de me soulager dans la rue, accroupie, culotte baissée, les fesses à l'air derrière un camion, mais c'était...il y a longtemps. J'ai également plusieurs fois mouillé mes chaussures en urinant (oui parce que les filles ne pissent pas mais urinent) dans l'herbe, sur le bord d'une route de campagne. Je tiens à préciser que c'est la rosée du matin qui a mouillé mes chaussures !

J'avoue également avoir aidé mon fils à assouvir son besoin pressant contre un arbre en plein Paris. Pire, sa nounou brésilienne lui a même fait faire pipi dans une cabine téléphonique parce qu'elle trouvait que c'était trop sale d'uriner dans la rue. Hein???? Oui moi non plus je n'ai pas compris... les différences de culture certainement...

Mais bref, revenons à notre pisseur du jour, son attitude est d'autant plus déplorable qu'il aurait pu utiliser la sanisette située à 50 mètres. Il ne l'avait peut-être pas vu me dites-vous ? Mais enfin il n'est pas sans ignorer que l'on peut désormais télécharger des applications Android ou Iphone nous permettant de localiser les toilettes publiques dans Paris (si je vous assure, ça existe, c'est génial, on n'arrête pas le progrès).

Bien que Paris soit équipé, depuis 2006, de 400 toilettes publiques gratuites (c'est pas énorme non plus, c'est vrai), force est de constater que les gens (généralement les messieurs, c'est tellement plus facile pour eux) continuent à considérer la ville comme un pissotoir géant. Ces sanisettes ont été remplacées par des sanitaires modernes au cours des 3 dernières années. Ils sont accessibles aux handicapés, respectueux de l'hygiène (lavage du plancher et de la cuvette systématique après chaque utilisation) confortables (chauffage, musique d'ambiance...). Que demande le peuple !...

Même si le concept est génial, il n'est pas toujours au point. J'ai été amenée à les utiliser, l'année dernière.
Pénétrer dans ces sanitaires, c'est un peu comme pénétrer dans une douche italienne. Il y a de l'eau partout. Lorsque les portes se sont refermées derrière moi, ma première appréhension a été "Vais-je pouvoir ressortir ?" Enfin tant qu'à être là, autant œuvrer, le reste, on verra après. A peine me suis-je assise sur les toilettes qu'une sonnerie a retenti, que les portes se sont ouvertes offrant à la rue mon image sur le trône, le pantalon sur les genoux, une expression d'effroi sur mon visage. Puis elles se sont refermées, puis rouvertes, puis refermées, puis rouvertes dans une danse incessante. Mon fils a paniqué, lorsque ma petite affaire accomplie (et bien oui, ça ne m'a pas coupé l'envie), j'ai voulu ressortir alors que la porte continuait son va et vient. Pour pouvoir m'extirper de ce piège, j'ai dû m'élancer à l'extérieur entre deux ouvertures (Fort Boyard à côté c'est de la gnognotte !). Depuis je n'y suis pas retournée, c'est vrai. J'ai repris mes bonnes vieilles habitudes chez McDo.

Tout ça pour dire que ce n'est pas par manque de toilettes publiques que Paris sent l'urine et que les hommes s'épanchent ainsi à tout va dans les rues. A bas le savoir-vivre, les bonnes manières et la propreté, ces messieurs n'ont tout simplement pas envie d'attendre pour pisser. Et n'allez pas me dire qu'ils ont tous des problèmes de prostate !


lundi 14 janvier 2013

Je suis femme voilà tout

Causette, vous connaissez ? Non parce que moi j'ai apparemment 4 années de retard. Il a été élu "meilleur magazine de presse" en 2012. Causette, c'est un magazine féminin indépendant et totalement différent. C'est d'ailleurs ce qu'il revendique, son slogan est "Plus féminine du cerveau que du capiton".
Effectivement, Causette aborde des sujets très sérieux (quelques exemples dans son dernier numéro : "l'humanitaire 2.0", "l'amère patrie des français d'Indochine", "l'autodéfense pour femmes"), c'est excellemment bien écrit et souvent avec humour. 

Mais, 

Dès les premières pages, le ton m'a dérangée. Non seulement j'ai trouvé que Causette manquait de légèreté (c'est avant tout ce que j'attends d'un magazine féminin, mais j'en conviens, c'est très personnel) mais en plus je n'ai pas adhéré au discours trop engagé. Causette se veut féministe ! Ce n'est pas que je ne le sois pas (qui pourrait être contre le droit des femmes et l'égalité des sexes), mais je n'apprécie pas d'une manière générale tous les groupements et les mouvements en -iste qui riment souvent avec extrémiste. 
Je ne vais pas vous faire l'affront de vous reparler de la pauvre Carla Bruni-Sarkozy qui s'est maladroitement exprimée sur ce sujet dernièrement et qui a été ensuite "contrainte" de se repentir car ce n'est pas bien de dire que l'on n'est pas féministe de nos jours en France. Mais avait-elle vraiment tort ?

Je suis une femme et je ne me sens pas bafouée :
  • J'ai un bon boulot, bien payé surtout comparé à ceux qui bossent dans les hôpitaux (infirmi(ères), aides-soignant(e)s) et qui eux, font un travail utile et admirable, mais c'est un autre sujet. 
  • Je vais prochainement avoir l'opportunité de réduire mon temps de travail afin de m'occuper de mes enfants. Mon mari va donc en quelque sorte travailler pour deux pendant que moi je m'épancherai de tout mais surtout de rien sur ce blog.
  • J'ai actuellement une femme de ménage (mais je ne serais pas contre le fait que ce soit un homme, je pense même que cela me plairait beaucoup...).
  • Je porte indifféremment des pantalons et des jupes (mais toutes les coupes ne me vont pas).
  • Je n'ai pas peur du regard des hommes (de toute façon dans quelques années ils ne me regarderont plus).
  • Il n'y a pas à mon sens de sexe supérieur, même si parfois ça m'arrange bien d'être le sexe faible (montrer mon petit minois pour obtenir ce que je veux me satisfait pleinement).
Alors oui, bien sûr, vous allez me dire que je me moque, que je suis une privilégiée, que je ne vois pas plus loin que le bout de...ce petit minois. Non, je n'ai pas d'oeillères, je sais pertinemment qu'encore aujourd'hui en France de nombreuses femmes sont frappées par leur conjoint, que dans les banlieues les filles ne peuvent pas se mettre en jupe, que des femmes sont violées, d'autres n'arrivent pas à s'affranchir de leur maquereau ...je sais tout cela. Mais les femmes peuvent également faire preuve de cruautés : certaines congèlent leurs bébés, d'autres enferment leur marmot dans un placard, d'autres encore ferment les yeux sur l'inceste qui s'est installé dans leur foyer...Oui, sur certains points, femmes et hommes sont égaux.

Mais revenons à Causette, est-ce vraiment grave si Verbaudet propose en cadeaux pour nos bambins, sur ses bons de commandes : un sac à main rose et son maquillage pour faire comme maman ou un sac à outils gris pour faire comme papa. "Tu seras une gourde ma fille !", c'est ainsi que Causette a titré cet article. Causette est dure ! Je m'étais dit pendant ma grossesse que je n'achèterai pas de vêtements roses pour ma petite pepette parce que cela fait trop cliché et finalement une grande partie de sa garde-robe est rose et alors, qu'importe, cela ne fera pas d'elle une gourde et cela ne l'empêchera pas non plus d'être gothique plus tard.

Dans son article "Parité ne rien lâcher", Causette se réjouis d'une réforme prévoyant d'instaurer une stricte parité pour l'élection des futurs conseillers départementaux. Les candidats devront se présenter en binôme uniquement : un homme et une femme. Ouah, ça c'est de la parité ! Et sinon on tient compte des compétences et des idées de chacun ou c'est définitivement accessoire ?

Vous l'aurez donc compris, je ne rachèterai pas Causette. Je ne me reconnais pas dans Causette. Ma féminité ne me pose aucun problème, je n'envie rien aux hommes, je suis femme avant tout et fière de l'être.


lundi 31 décembre 2012

Les bases de la communication

N'avez-vous jamais eu le sentiment que votre interlocuteur ne vous écoute pas. C'est agaçant hein ? Pourquoi avez-vous eu cette sensation ? Tout simplement parce que malgré son attitude ouverte et avenante, il ne vous regardait pas dans les yeux.

Pour ma part, ça m'arrive tous les jours, au petit déjeuner oui, mais au cours de la journée aussi. Ma moitié s'entête à ne pas me regarder lorsque je lui parle. Et pourtant, tous ceux qui connaissent ma délicatesse et ma patience, imaginent aisément combien j'ai pu œuvrer, tant par les mots que par les maux pour modifier cette situation : "Mais tu ne m'écoutes pas là, tu t'en fous de ce que je te raconte en fait ! Vas-y répète ce que je viens de te dire ? Oui ben c'est facile de faire le perroquet comme ça sur l'instant ! Et ne me dis pas que tu m'écoutes et que tu peux faire deux choses en même temps, j'ai mon avis sur la question !"
Oui, vous le constatez, c'est éprouvant ! Afin de me ménager, j'ai aussi essayé la manière diplomate : " Tu as des soucis en ce moment, tu me donnes l'impression d'être préoccupé..." mais je me lasse vite.

Quand une personne me parle, moi, je me tourne vers elle, je la regarde dans les yeux et éventuellement j'opine du chef pour lui montrer que je suis attentive et que j'ai bien compris.

Ce qui me rassure (enfin façon de parler), c'est que mon cher et tendre n'est pas le seul à occulter les règles de base de la communication.

Tenez, l'autre jour dans les transports en commun, j'observais deux personnes qui discutaient assises côte à côte. Appelons-les Prolixe et Spleen. Ils étaient sans doute collègues car leurs échanges portaient sur leur activité. Enfin pouvait-on parler vraiment d'échanges ? Prolixe débitait son discours penché vers Spleen, cherchant désespérément son regard. Spleen, assis côté fenêtre, fixait un point imaginaire à l'extérieur, donnant ainsi l'impression d'être indifférent à la litanie de Prolixe. De temps en temps Spleen apportait des réponses à Prolixe mais sans quitter des yeux sa fenêtre. Spleen avait une attitude bien curieuse.

Au début j'ai même cru qu'il était aveugle, ce qui aurait notamment expliquer pourquoi son comportement ne poussait pas Prolixe à trouver quelqu'un d'autre pour discuter ou du moins à mettre fin à cette conversation.
Ensuite, je me suis tout simplement dit que Spleen aurait aimé être ailleurs, que les propos de Prolixe l'ennuyait profondément. Il ne s'en cachait d'ailleurs pas au risque de se montrer impoli.
J'ai pensé aussi que Spleen pouvait être stressé, nerveux, soucieux, ce qui l'empêchait de se concentrer sur les paroles de Prolixe.
Enfin, Spleen était peut-être un grand timide, manquait de confiance en soi, de sorte que croiser le regard de son interlocuteur était pour lui difficile.

Quelles que soient ses raisons, force est de constater que Spleen avait négligé les bases de la communication. Que ce soit en couple ou en société, parler et regarder sont indissociablement liés.


vendredi 28 décembre 2012

L'altruisme

Pourquoi l'altruisme de certains nous met-il mal à l'aise ? 
Parce qu'il nous paraît suspect dans notre société où règne le chacun pour soi ou parce qu'il met en évidence le fait que nous sommes nous-mêmes dépourvu de cette qualité ?

Lorsque je vais chercher mon aîné à l'école, je suis amenée quotidiennement à saluer la dame chargée d'assurer la sécurité aux passages piétons, vous savez ces agents municipaux en gilet jaune qui facilitent la traversée des parents et de leurs enfants aux abords des écoles. Cette dame avenante et de tempérament enjoué a toujours une bonne parole à l'encontre des passants : "Couvrez-vous bien demain ils annoncent 2°C", un bon mot sur le moment présent : "Il croit peut-être que je vais le laisser passer celui-là parce qu'il a un gros 4X4 !", offre des bonbons à certains enfants : "Sers toi mon grand, dans le sac noir sur le trottoir"....

Moi qui ai toujours le nez dans le guidon, qui suis plutôt de type associable, j'avoue être toujours un peu gênée de la croiser. Je me dis que moi aussi j'aimerais me montrer bienveillante à son égard, lui témoigner ma sympathie, mais je n'ai pas comme elle, cette bonhomie cordiale, cette empathie naturelle. Il est difficile à mon sens de montrer avec le plus d'honnêteté possible son intérêt pour une personne sans que cela passe pour une simple marque de politesse.

Le mois dernier, elle a été absente pendant plusieurs jours. Et bien, elle nous a manqué. Mon fils et moi avions toujours une pensée pour elle à l'approche du passage piéton : "Oh, elle n'est toujours pas là la dame". A son retour, j'ai su me montrer loquace (enfin, dans la limite des mes capacités !), je lui ai demandé si elle avait été malade, elle m'a répondu que oui, qu'elle l'était toujours mais qu'elle devait venir bosser parce qu'elle n'était pas titulaire et donc pas payée pendant son arrêt maladie... L'air de rien, ça nous a fait un petit sujet de conversation.

Un jour, elle m'a dit, "demain je vous ramène un body pour votre bébé, je voulais l'offrir à une copine et puis son bébé a grandi entre temps du coup ça ne lui ira plus, c'est un body bleu, mais c'est pas grave, ça ira quand même pour votre petite fille hein ?" " Euh oui oui, ai-je bredouillé, merci c'est très gentil". Pourquoi avait-elle pensé à moi ne connaissait-elle pas une autre jeune maman dans son entourage plus proche ?

Vendredi dernier, dernier jour avant les vacances scolaires de Noël, alors que je traversais la route, elle m'a interpellée : "Je vais faire un petit cadeau pour votre bébé, je lui donnerai à la rentrée le 7 janvier". Cette fois, c'était trop, ça m'a échappé, je lui ai demandé d'emblée, au risque d'être impolie : "Mais pourquoi ?" et elle m'a tout simplement répondu "Parce que j'aime bien confectionner des choses et puis ça me fait plaisir de les offrir comme ça à certaines personnes". Ouah ! Son altruisme venait de m'exploser en pleine figure et mon égoïsme avec.

Car moi, je n'avais jamais pensé à lui acheter un petit quelque chose pour les fêtes, elle m'avait quand même déjà offert un body pour la petite et pourtant ça ne m'avait même pas effleuré l'esprit ! Depuis, je réfléchis à un cadeau, pas trop petit, pas trop gros, pas trop banal, pas trop personnel. Ce cadeau que je n'offrirai logiquement pas par altruisme mais par pur dédouanement. 




mercredi 1 août 2012

Surtaxes et disgrâces

Je suis sûre que vous avez remarqué les nombreuses pubs où l'on vous demande d'envoyer un SMS pour connaître votre avenir ou autre, exemple :"MAMAN"au 7208, pour savoir dans combien de temps vous serez maman, "COCU" au 72021 pour savoir si votre moitié vous est fidèle, "MON EX" au 68020 pour savoir si celui-ci va vous revenir ...et j'en passe.

Auparavant, vous ne voyiez ces pubs que sur la TNT ou le câble à des grandes heures d'écoute, là où le taux d'audience est à son paroxysme c'est-à-dire à 3 ou 4h du matin (oui, dans mes phases de grandes insomnies, il m'arrivait de les voir). Désormais, ces pubs fleurissent sur les chaînes nationales et qui plus est, à des heures de grandes écoutes cette fois-ci. Ces types de pubs ciblent bien entendu les ados et leur argent de poche : 1.35 € + 0.35 € par SMS (si ce n'est pas plus cher) il faut compter au minimum 4 ou 5 échanges de textos, la facture monte donc très vite car ce n'est pas parce que les pubères bénéficient d'un forfait SMS illimités ou d'un forfait bloqué qu'ils seront exempts de payer le coût de cette petite arnaque.

Dans la même lignée, il est également possible pour connaître son avenir d'appeler des numéros de téléphone douteux dont l'indicatif commence par 08 et correspond à des lignes audiotel surtaxées. En gros, comme cela fonctionne-t-il ? Les principaux opérateurs télécoms (Orange...) fournissent des séries de numéro type 08 XXX à des sociétés qui elle-mêmes les revendent à d'autres sociétés pour des services de voyance ou de téléphones roses. Ainsi derrière ces 08 XXX se cachent en fait des personnes qui travaillent sur un même numéro de téléphone et qui n'ont pour but que de vous retenir le plus longtemps possible en ligne.

Je connais d'ailleurs tout à fait ce genre de petits services puisque quand je suis arrivée à Paris il y a 15 ans, en plein été à la recherche d'un petit job, ma naïveté et moi-même nous y sommes un peu frottées. C'est en feuilletant un petit journal gratuit qui s'appelait "Paris Paname" je crois (je ne sais pas s'il existe encore) que j'ai répondu à une petite annonce pour un poste de téléopératrice. Malheureusement, je ne me souviens pas du nom de la société, j'ai recherché l'autre jour dans mes vieux bulletins de paie, en vain et je me suis souvenue que j'avais finalement quitté ce poste rapidement sans demander mon reste ou plus exactement sans demander mon chèque et mon bulletin.


Mon job consistait à renseigner par téléphone les personnes qui appelaient les pages jaunes ou blanches pour joindre leur correspondant. La tâche était assez aisée, il me suffisait de rechercher sur internet les numéros de téléphone et de les communiquer. Au bout de quelques jours, ma responsable a décidé de me faire visiter un peu mieux les locaux de travail et de me présenter les possibles évolutions de poste et de salaire . Passé une (LA) porte, nous nous sommes retrouvées dans un petit open space, une quinzaine de filles au m2, le téléphone à l'oreille, poussant des "Oh !", des "Ah....!" très suggestifs, des "Tu sens là comme je suis chaude !"... Pour ma part, j'ai immédiatement été refroidie. J'ai compris qu'elle me proposait de rejoindre le monde du téléphone rose. Telle une vierge effarouchée, je ne suis pas retournée bosser le lendemain ni les autres jours d'ailleurs. Certes j'avais laissé mes couettes, mes socquettes et mes jupettes en province mais j'étais quand même un peu choquée.

mercredi 11 juillet 2012

L'homme beige n'est pas tout blanc !

Les "beiges" c'est comme cela que mon fils appellent les hommes blancs. Dans sa classe, il a des copains, marrons, noirs et puis beiges comme lui, son approche des couleurs semble, somme toute, assez logique.

Je fais partie des femmes enceintes qui n'aiment pas demander une place assise dans le métro. Je ne me sens pas forcément  fatiguée pour quémander un siège (bien qu'étant dans mon 3ème trimestre de grossesse) et comme je me plais à le dire : "La grossesse ce n'est pas une maladie !". Et puis d'après les recommandations de la RATP, je viens en 3ème dans l'ordre des priorités pour les places assises, les mutilés de guerre (en reste-t-il encore en 2012 ?), les aveugles et infirmes venant respectivement en 1ère et 2nde position.



Mais pourquoi d'ailleurs est-il préférable de nous laisser nous asseoir ? Tout simplement, parce que le bidon n'aime pas être comprimé dans les rames bondées ou encore, parce qu'il serait préjudiciable, pour le bébé comme pour la future maman, de chuter en cas de freinage brusque.

Loin de moi l'idée de généraliser mais force est de constater que l'homme beige cède difficilement sa place  aux femmes enceintes, dans le métro ; tout particulièrement le beige cadre, celui qui porte une cravate et des chaussures bien cirées à bouts pointus. En effet, depuis quelques semaines, je me plais à observer mes contemporains (les beiges, les marrons et les noirs). Mon constat est sans appel, jamais en 3 semaines, un beige ne m'a cédé sa place dans le métro ! A l'inverse, les marrons et les noirs se lèvent immédiatement pour me proposer avec gentillesse leur siège.

Quand j'en discute autour de moi, au bureau ou ailleurs, tous ces bons messieurs beiges me répondent que : " ce n'est pas comme cela que leur maman les a élevés et que eux laissent toujours leur place dans le métro lorsqu'ils voient une femme enceinte". Un marron, quant à lui, m'expliquait : "Oh vous savez, les gens ils font semblant de ne pas voir que vous êtes enceinte, comme ça c'est plus simple, ils n'ont pas à se lever". Je ne peux pas le croire, l'incivilité aurait-elle gagné les beiges ?

Pire, hier soir, en pleine heure de pointe (et oui, désolée je travaille encore), un beige m'a demandé (non, je rectifie), m'a sommée de me lever de mon strapontin, ce que j'ai fait. Un noir lui a rétorqué "mais vous ne voyez pas qu'elle est enceinte !". Notre beige s'est retrouvé tout penaud et m'a adressé ses plates excuses. Il n'avait donc pas vu.

Difficile pourtant de ne pas réaliser que je suis enceinte, je suis menue avec un ventre énorme, le doute sur un éventuel embonpoint ou une grave aérophagie n'est donc pas permis. Est-ce à dire qu'ils ne me regardent que la face ? Je pense plutôt qu'ils ne me regardent pas du tout, qu'ils ignorent totalement leur entourage, trop engoncés dans leur costume, trop absorbés par leur blackberry, trop captivés par leur journal. Les beiges sont dans leur bulle, insensibles et aveugles aux ventres proéminents.




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