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jeudi 27 juin 2013

Pardonnez moi, lecteur, car j'ai pêché

"Pardonnez moi, lecteur, car j'ai pêché". Oui, c'est bien ainsi que je pourrais débuter ce post, car l'heure est grave.

J'ai beau de ne pas être une abonnée du bénitier, je crois bien que je vais devoir me confesser. Aller à confesse, comme on dit (enfin dans mon cas je ne l'avais jamais dit et je ne me suis jamais pliée à l'exercice non plus).
Moi pêcheresse (tiens la formulation me rappelle quelqu'un), je ne pourrais pas rester plus longtemps sans expier mes déviances. Moi pêcheresse (oh c'est classe), je ne pourrais pas attendre dimanche. Euh, parce que l'on ne se confesse que le dimanche, c'est bien ça ? Et il reçoit sur rendez-vous, Monsieur le Curé ? Doit-on prendre sa carte vitale ? Je ne sais pas moi....!
 
Tenez, le plus simple serait que ce soit vous, lecteur, qui me confessiez. Nous pourrions faire ça chez moi (ne vous méprenez pas, il ne s'agit pas d'une proposition déguisée). Nous improviserions un confessionnal de fortune dans la cabine de douche, le rideau négligemment tiré, vous et moi de chaque côté. Les maintes jointes je vous chuchoterai mon pêché (oui parce quand on se confesse, on chuchote). Vous me notifierez un Pater Noster pour me laver de mes déviances. Comme je n'y entends rien à cette prière, je déclinerai mes quelques restes de latin Rosa, Rosa, Rosam, Rosae, Rosae, Rosa.
 
Trèves de balivernes, quelles atrocités vais-je vous révéler ?
Que je suis une mère indigne parce que j'ai revendu notre chauffe-biberon
 
 
et notre Babycook

  
 sur "Le Bon Coin"...euh, oui c'est vrai...
 
Mais ce sont de mes manquements vestimentaires dont je voulais honteusement vous parler. Oui, lecteur, j'ai médit. Après avoir férocement décrié le slim dans un de mes précédents posts, ICI et fustigé C&A pour son côté ringard et vieillot LA, figurez-vous que j'ai acheté un slim chez C&A. Vous en restez coi, hein ? Je vous l'avais dit que c'était grave. Je ne saurais expliqué mon geste. Sans doute ai-je été influencée par une puissance démoniaque, je ne vois que ça ?!
 
Que vous dire pour me disculper si ce n'est que je suis divine dans ce slim : fesses rebondies, cuissots gainés, jambes fuselées. Étrangement, il ne me sert même pas au niveau du minou. Car c'est vrai que généralement, les slims sont très ajustés à l'entrejambe. D'ailleurs, essayer un pantalon slim après une nana mycosée est un danger que l'on ne doit pas sous-estimer. Ils devraient fournir un protège-slip adhésif dans les cabines d'essayage. "Madame, vous avez combien d'articles, 2 ? Tenez votre jeton. Et combien de slims, 1 ? Tenez-votre protège-slip."
 
Désormais, je me fonds dans la masse, je me suis "slimisée". Je suis habillée comme toutes les nénettes entre 15 et 35 ans sauf que moi...ben, j'en ai 37 ans !
Amen.  

mercredi 15 mai 2013

J'ai testé le malaise vagal

J'ai testé le malaise vagal en long, en large et en travers (euh...rien de lubrique).


Le malaise vagal ou syncope neuro-cardio vasculaire (débrouillez-vous avec ça) est dû à une activité excessive du système nerveux parasympathique (non, aucun rapport avec le fait d'être trop sympathique). Il se traduit entre autres par un ralentissement du système cardiaque et une chute de la tension artérielle.

En fait, le malaise vagal c'est un truc tout bête qui fait que vous vous retrouvez, en quelques secondes, à l'insu de votre plein gré (comme disait le poète Richard Virenque) et sans combat préalable, K.O au sol. Lorsque vous rouvrez les yeux vous êtes généralement assaillis de questions par une assistance mi-voyeuse, mi-inquiète : "Ça vous arrive souvent ? ", "Vous avez mangé ce matin ? ", "Vous êtes enceinte ?"... qui s'improvise secouriste d'un jour : "Restez couchée", "Levez-lui les jambes", "Vous êtes un peu trop habillée là", "J'appelle les pompiers", "Tenez, buvez ça"...

Les malaises vagaux (et non vagals comme bancals, fatals, natals ...oui révisons ensemble le pluriel des adjectifs) peuvent survenir n'importe où (sinon, ce n'est pas drôle). Certains facteurs favorisent son apparition et comme je ne recule devant rien (enfin surtout comme je ne contrôle rien), je les ai testés pour vous.

L'émotion, oui parce que je suis une femme sensible

Dans mon lit, au réveil, je peine à ouvrir les yeux, du moins l'un deux. Je me sens bouffie. Je me lève, me dirige vers la salle de bain et croise mon reflet dans le miroir. "Miroir, mon beau miroir, dis moi qui est la plus belle aujourd'hui ?" (oui, une femme au réveil est toujours très puérile). Stupeur, je suis monstrueuse. La paupière de mon oeil droit est couleur aubergine, elle a doublé de volume. Il m'est impossible d'ouvrir complètement l'oeil. Ma lèvre supérieure a subi le même châtiment, elle est toute gonflée, déformée par un affreux rictus. Je suis devenue une bête de foire (oui rien que ça). Mon visage d'habitude si délicat, si gracieux, si angélique, si frais (ben quoi c'était il y a quelques années) est ravagé...par deux piqûres de moustique. C'en est trop pour moi, ce spectacle me porte à l'estomac, je suis prise de sueurs et m'effondre.

La douleur, oui, sensible

Je viens d'effectuer des longueurs à la piscine. Alors que je grimpe à l'échelle pour sortir de l'eau. Je suis prise d'une terrible crampe à la fesse gauche. Ne rigolez pas ça fait fichtrement mal. Je m'extirpe néanmoins de l'eau avec élégance (j'étais à la piscine de Neuilly sur Seine, tout de même) et tente de rejoindre les vestiaires de la manière la plus digne qu'il soit (c'est à dire sans boiter du cul). La douleur est si intense qu'une fois de plus mes tripes s'en trouvent chamboulées, viennent ensuite les bouffées de chaleur. Le malaise est proche. Une douche chaude devrait apaiser la douleur. Sous le jet, je malaxe, pétris, compresse mon muscle fessier (et quel muscle !) mais rien n'y fait. Mon horizon s'assombrit, je m'écroule sur le carrelage.

La fatigue, le stress, les petits fours, le champomy...que sais-je ?

Je suis en séminaire avec tout le gratin du boulot. Nous dînons en extérieur (euh..il ne s'agit pas d'un pique-nique mais d'un dîner dans un restaurant au coeur d'une végétation luxuriante, c'est plus clair comme cela). Alors que nous nous apprêtons à déguster le plat de résistance, je suis prise d'une violente envie d'aller à la selle. Je me lève donc et me dirige prestement vers les lieux d'aisances (notez comme tout cela est si joliment dit). Comme nous sommes en pleine nature, ces foutues commodités sont très éloignées. J'ai maintenant la nausée. Je me sens subitement très fatiguée. Je vais défaillir. Je décide de rebrousser chemin pour rejoindre ma chaise. Et c'est le trou noir.
Je me réveille tout le monde s'agite autour de moi. J'ai les jambes en l'air alors que je suis en jupe. Ma première pensée est "Bordel, mais quelle culotte ai-je mis ce matin?" puis "Ouf ça va, je me suis fait le maillot". Je suis encore très pâle m'explique-t-on, pas question de me lever, ni même de baisser mes jambes (le spectacle doit rester entier), les pompiers ne devraient pas tarder.

Des moments comme ça, ma foi, il y en a eu pas mal : dans le métro un jour de grève, chez le bijoutier (je ne retrouvais plus le trou de mes oreilles, enfin les trous qui avaient été percés aux lobes de mes oreilles)...et j'en passe.



mardi 16 avril 2013

La drague de rue

Une femme qui avoue ne pas aimer se faire draguer est une menteuse et une hypocrite de surcroît. Qui peut prétendre ne pas apprécier les compliments gratuits lancés à la volée au détour d'une rue, du style : "vous êtes charmante", "jolie robe", "beau sourire" ? C'est agréable de se faire courtiser, c'est gratifiant et flatteur. Et cela, d'autant plus, lorsque notre interlocuteur est charmant, bien élevé, propre et intelligent.


Seulement voilà, il nous arrive, malheureusement, plus souvent de subir des approches de drague d'une grande banalité parfois même agressives, initiées par des lourdauds, aux physiques ingrats, à l'hygiène parfois suspecte et manquant cruellement de consistance. La plupart du temps, ceux-ci ne sont en plus pas très regardants, que nous ayons le physique de Barbie ou de Fiona l'ogresse de Shrek n'a que peu d'importance à leurs yeux. Ils sont avant tout friands de sexe féminin quel qu'il soit.

L'autre jour, dans la rue, en revenant de la piscine, j'ai malheureusement du essuyer les sollicitations de l'un d'entre eux. Comme la plupart de ses congénères en milieu urbain, mon dragueur était assez limité et ne s'est pas encombré d'un quelconque hommage plaisant à mon encontre. Il n'a d'ailleurs prononcé aucune parole et a préféré siffler sa proie. Encore qu'il ne m'ait pas vraiment sifflée mais plutôt tenté de m'appéter avec des "tsst, tsst", à plus de 10 mètres dans mon dos. Oui, c'est pire !

J'avais mis une culotte de grand-mère. Vous savez celles de couleur chair et pas chères, qui remontent sur les hanches, pas échancrées pour un sou et que l'on a achetée pour cocooner mais pas copuler...toujours est-il que pour revenir de la piscine c'était bien suffisant. Sans doute est-ce les grosses coutures de la culotte sous le fin legging qui l'ont excité car ses bruits de bouche se sont montrés de plus en plus insistants.

J'aurais pu me retourner et me contenter de lui adresser un sourire poli mais néanmoins dénué de chaleur en guise de remerciement pour cette manifestation d'intérêt ô combien touchante. Mais sans doute galvanisée par ma petite séance de nage palmée, je lui ai balancé "Vous me prenez pour un caniche !" Notez que je n'ai pourtant pas encore fait ma permanente (cf mes cheveux blancs) mais étrangement, dans la précipitation, c'est la seule race de chien qui m'est venue à l'esprit. Je tiens d'ailleurs à m'en excuser auprès de la gent canine. J'ai également pris sur moi pour éviter le tutoiement mesquin et ne pas terminer ma phrase par c....ard. Il n'était pas question d'ouvrir les hostilités.

Un peu surpris par mon audace, mon racoleur m'a répondu "La dame, elle est pas contente". La dame ?! Oui, c'est un fait, je suis une dame mais l'entendre dire ainsi en pleine phase de "dragouille" j'avoue que c'était assez déroutant. A croire que j'ai le postérieur encore jeune et frais et la face beaucoup moins. Et c'est ainsi que sans plus de discours, le don Juan de mes fesses a finalement passé son chemin.

Il est dommage que, la plupart du temps, nous soyons abordées ainsi, en pleine rue, comme de simples bouts de viande. La drague de rue devient un acte d'indélicatesse sociale et c'est bien triste. Car enfin, un dragueur de rue romantique, subtil et drôle, c'est si réjouissant...!


jeudi 20 décembre 2012

Mes résolutions pour l'année 2013

Le jour de l'an et son lot de résolutions approchent. Vous savez, ces petites intentions que l'on se donne en guise de bonne conscience concernant notre comportement, nos habitudes et qui ne sont généralement pas tenues. Pour ma part, je compte, cette année,  faire partie de celles qui tiendront ces sempiternels petits engagements.

Première résolution : Alimenter de nouveau et REGULIEREMENT ce blog. Pour ma défense, la naissance de ma fille en septembre dernier m'a bien accaparée mais je promets de me rendre désormais plus disponible pour écrire.

Seconde résolution, plus anecdotique, j'en conviens : Ouvrir tous les week-end une "bonne" petite bouteille de vin ... et la boire bien entendu... Ben quoi, il n'y a pas de mal à se faire du bien !

Ce qui m'amène à ma troisième résolution et non des moindres : Cesser d'attacher autant d'importance aux changements de mon corps et de mon visage. Je vais certes continuer à prendre soin de moi mais modérer mes angoisses et mes rancoeurs à l'égard d'un corps et d'un visage qui se modifient. C'est d'ailleurs un engagement que nous devrions toutes prendre cette année. Tâche ardue, vous en conviendrez quand la société nous somme de nous conformer à des critères physiques virtuels et inatteignables :

  • On assiste à l'hypersexualisation des petites filles qui, dès 8 ans, peuvent porter des strings et des soutiens-gorges rembourrés et ont déjà leur propre gamme de cosmétiques anti-oxydants. 
  • Aujourd'hui les filles qui sont sur les podiums ont 15 ans alors qu'auparavant Cindy, Claudia, Carla et les autres faisaient carrière entre 20 et 30 ans. 
  • La plupart des mannequins sont désormais contraintes à l'anorexie pour pouvoir rentrer dans des vêtements, aux tailles irréellement petites, crées par des couturiers à la vision étriquée et sans relief, totalement déconnectés de notre monde en 3D.
  • Il est logique que l'obsession d'une peau lisse devienne un esclavage dès l'âge de 25 ans quand les magazines et les médias vantent les mérites des crèmes anti-rides avec des filles de 20 ans et que les marques ont recours aux logiciels de retouches de photos pour promouvoir l'efficacité de leurs produits anti-âge.
  • Enfin que dire de toutes ces femmes qui, désormais figées en un même sourire, se sont offertes aux bistouris de la chirurgie esthétique.
Faire de notre image une source de bien-être, oui la tâche sera ardue, mais rester soi-même, n'avoir rien à prouver n'est-ce pas cela la liberté ?


vendredi 6 juillet 2012

Marre des fouilles nasales dans le métro !

La politesse et le savoir-vivre nous interdit normalement de nous fouiller le nez en public. Et pourtant d'après un sondage (curieux cette idée de sondage tout de même !), il semble que 7 personnes sur 10 soient concernées par cette habitude. J'avoue n'avoir aucun mal à le croire, ne serait-ce que si je considère tous ceux qui, dans le métro, ont cette fâcheuse tendance à se curer le nez en permanence. Je crois que rien ne me dégoûte plus que de voir quelqu'un en face de moi qui fourrage et fourrage inlassablement son nez à la recherche de crottes, le terme médical étant "croûtes de nez" ou "mucus nasal".

Une fois, le mickey (autre terme prisé) à découvert, le cureteur l'ausculte avec satisfaction puis hésite entre expédier celui-ci d'une petite pichenette (et là tout est une question de doigté), ou le coller insidieusement sous son siège à côté des chewing-gums de ses congénères, ou encore garder son petit trésor sur le bout du doigt en attendant le moment opportun pour s'en débarrasser incognito. Et que dire de ceux qui, ravis de leur cueillette, ne peuvent s'empêcher de les ingérer.

Le bâillement est communicatif, la fouille nasale non ! Il m'est impossible de ne pas détourner la tête avec un haut-le-coeur lorsque je surprends un usager du métro en pleine spéléo. Il est tout de même curieux que ce geste pourtant assez anodin répugne autant certains d'entre nous. Peut-être que dans certaines civilisations, cette indélicatesse ne choque pas plus que de se gratter l'oeil ?



mercredi 4 juillet 2012

Suis-je un être égoïste, dépourvu de compassion ?

Ce soir en sortant du bureau, alors que je m'approchais à grand pas de ma station de métro, à quelques mètres devant moi, j'ai vu un corps étendu sur le trottoir. L'homme (que j'ai immédiatement identifié comme étant un SDF : tenue vestimentaire sommaire, peau du visage sclérosée, coquard à l'oeil) était inerte, yeux fermés, bras le long du corps. Je suis arrivée à sa hauteur sur le trottoir et me suis cherchée toutes sortes d'excuses pour ne pas m'arrêter et dans ce cas là, étrangement, les neurones fonctionnent très rapidement :
  • "je suis enceinte, s'il est juste endormi et s'en prend à moi ?"
  • "je suis sortie du bureau à 18h tapante pour une fois, je suis pressée de retrouver mon petit loulou, ce n'est pas pour perdre du temps maintenant !"
  • "si j'appelle la police ou le samu, j'imagine que je vais devoir attendre leur arrivée ?"
  • "nous sommes des centaines à fouler ce trottoir pourquoi est-ce moi qui devrait m'arrêter ?"
Apaisée par mes excuses bidons, j'ai passé mon chemin, laissant cet homme à terre, peut-être ivre, peut-être souffrant, peut-être comateux, peut-être pire. N'était-il pas simple pour moi de dégainer mon portable dernier cri, d'appeler la police ou le samu (ces numéros étant d'ailleurs pré-enregistrés dans mon téléphone) ? Non, j'ai choisi de passer mon chemin, mon sac longchamp en bandoulière, le bruit de mes escarpins raisonnant près de ses oreilles.

Dans le métro qui me menait à mon doux et confortable sweet home, le remords m'a quelque peu rongé.

Où est l'homme ce soir ? aux urgences sur un brancard, dans un refuge ou dispensaire pour SDF (je ne sais même pas comment ça s'appelle) ou allongé sur son trottoir, mort peut-être ?


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