vendredi 15 février 2013

L'instant Maïté

Je n'aime pas particulièrement cuisiner et de ce fait, je suis une "quiche" en cuisine !

Alors que je laisse mes tartes au four pendant plus de 30 minutes, je constate souvent en les servant que la pâte n'est finalement pas cuite. Mes cakes aux légumes sont la plupart du temps gélatineux et insipides. Mes gâteaux au chocolat ne veulent pas gonfler et restent donc invariablement plats. Mes flans pâtissiers Herta pourtant réalisés avec une base sont aussi durs qu'une bûche de bois... Même le b.a-ba n'est pas maîtrisé : mes tagliatelles attachent aux casseroles, mes purées sont liquides, mes oeufs brouillés refusent de se brouiller...Et je ne vous parle pas de mes petites erreurs de parcours : un plat préparé glissé au micro-ondes avec son emballage en aluminium, un de mes cheveux malencontreusement découvert dans une de mes préparations...

Les stéréotypes des années 1950

Heureusement, il m'est aussi arrivé d'être touchée par la grâce quand j'ai préparé...quand j'ai préparé quoi d'ailleurs ? Ah oui, un caviar d'aubergines ! Je vous épate là, hein ? Non, je ne vous donnerai pas la recette parce que vous n'êtes pas sur un blog culinaire ici. Et puis d'ailleurs, ce caviar d'aubergines, il était très bon la première fois que je l'ai réalisé mais beaucoup moins la seconde et la troisième fois.

D'ailleurs pourquoi cuisiner alors qu'il n'y a rien de meilleur qu'une grappe de raisin avec du fromage, qu'un tomate mozzarella avec un filet d'huile d'olive, qu'un poisson cru avec du sésame et du gingembre ?

Et bien, si j'en crois le manuel "Maîtresse de jeune maison" édité en 1965, qui traînait chez mes beaux-parents et que ma moitié a cru bon de ramener à la maison (Oui, c'est curieux, vous êtes d'accord !), il faudrait quand même que je prenne plaisir à cuisiner pour mon entourage :
"Nous voudrions que vous preniez, si vous ne l'avez déjà, le goût de faire la bonne cuisine. Vous n'avez pas oublié votre joie d'enfant lorsque votre maman avait préparé le bon petit plat que vous aimez. Ce plaisir, c'est vous désormais qui allez le dispenser autour de vous  mais "à la moderne"; en tenant compte de la santé de vos convives en même temps que de leurs goûts ; avec mesure, c'est-à-dire en ne vous lançant pas dans des entreprises gastronomiques qui excèdent vos forces ; avec bon sens, en vous souvenant que le repas est une communion de laquelle vous ne devez jamais vous exclure."

Vous allez me dire que nous ne sommes plus en 1960, que la condition de la femme a évolué, que la cuisine appartient à ceux qui aiment ça, homme ou femme, mais j'avoue quand même me sentir parfois un peu gênée d'être une aussi piètre cuisinière. Cela fait-il de moi une mauvaise épouse ? Mon fils de 6 ans m'a involontairement apporté la réponse hier alors que je lui expliquais que je n'avais pas prévu de cadeau cette année pour la St Valentin "Papa il s'en fiche, il préfère que tu fasses le sexe avec lui". Oui, c'est étonnant comme réponse ! Je me disais justement l'autre jour que ce n'était peut-être pas très raisonnable de le laisser regarder parfois avec moi "Amour, gloire et beauté", vous aussi, vous me le confirmez ? Enfin comme quoi, même un petit garçon sait comment une bonne épouse peut faire plaisir à son mari, au XXIème. Force est de constater que les bons petits plats sont devenus accessoires !

Mon cher et tendre aime cuisiner. J'ai cette chance. Mais avec lui c'est bon mais trop long (et n'y voyait pas un parallèle scabreux !) Alors que j'ai faim, il découpe minutieusement et méthodiquement ses petites légumes sur sa planche à découper avec son couteau fétiche, fait mijoter son curry en pianotant amoureusement les touches + et - de la plaque induction, et tout ça pendant des minutes qui me semblent des heures. Oui parce que moi je mange uniquement pour me sustenter et assouvir la faim qui me tiraille. De la même façon, cuisiner n'est pas pour moi un acte créatif, je n'ai pas l'intention de faire "Un dîner presque parfait " ou de jouer les jurés "Top chef". 

Mais pourquoi je vous raconte tout ça ? Ah oui, en fait je voulais vous parler de ma petite découverte qui n'en est peut-être pas une pour vous, mais bon.

Quand il me prend l'idée de cuisiner, de peler des oignons, de couper des poireaux, de préparer du poisson, il y a une chose que je déteste par dessus tout c'est d'avoir les doigts qui sentent le bulbe ou la morue pendant plusieurs jours et ce malgré mes multiples lavages et savonnages. Heureusement, le savon anti-odeur en inox a tout changé. Alors vous connaissez ? Ce petit galet enlève comme par magie toutes les odeurs tenaces. Il suffit, sous un filet d'eau froide, de le passer sur les mains pendant 30 secondes pour neutraliser les odeurs (phénomène naturel d'oxydo-réduction). Ça fonctionne très bien. Je vous le recommande.

Par contre, je n'ai pas encore trouvé de solution pour l'haleine. Ah, je vous vois venir...Non, je ne pense pas qu'il soit efficace de sucer ce savon pendant 30 secondes !


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