mardi 5 mars 2013

Le canard vibrant

C'est l'heure du bain de ma Pepette. Aujourd'hui, j'ai décidé de sortir ses animaux de la ferme de bain : le mouton, le cochon, la poule, la vache...mais pas de palmipède. Hum, normal, le canard de bain est devenu un canard coquin. Il a viré sa cuti et ne s'octroie plus de baignade avec les enfants mais avec leur maman. Il est le sextoy le plus en vogue du moment.

J'avoue ne pas comprendre comment il est devenu un gadget pour adultes malgré son apparence enfantine. En effet, songer à batifoler à la vue de cette petite bouille qui nous rappelle les pêches aux canards de notre enfance me semble compliqué.
Ce n'est pas parce qu'il y a encore quelques temps le catalogue des 3 Redoutes présentait le caneton en plastique comme un objet pour se masser la joue (avec un air très inspiré, vous vous souvenez) que celui-ci est totalement innocent et ne cherche pas à "coquiner".

Mais, expliquez moi en quoi, il est si spécial ce canard ? C'est vrai quoi, on est tellement loin des godemichés traditionnels aux formes phalliques que je me suis toujours demandée comment on devait s'y prendre pour se ré-jouir avec cet oiseau de basse-cour. Car enfin, comment voulez-vous que ça rentre ? N'y pense même pas, grande sotte, me répondez-vous, tu finirais à l'hosto. Mais alors est-ce le bec ou les papattes de derrière qui titillent le clito ? Quoi qu'il en soit, ce n'est pas demain la veille qu'on m'entendra gémir sous le coups de becs de ce volatile. Et, il aura beau revêtir toutes sortes de tenues frivoles, je demeurerai insensible à son sex-appeal.
                   

Je n'ai rien compris, me dites-vous, je me méprends sur son utilisation. Je lui prête des intentions ô combien phallacieuses euh...fallacieuses car ce canard, m'expliquez-vous, s'il vibre si fort du claquoir à la quenouille, c'est pour mieux faire mousser mon bain lorsque je trempouille, posé à la surface de l'eau, il permet de créer des remous propices à ma relaxation et ma détente...et c'est bien tout.

C'est vrai qu'il faudrait être sacrément pervers pour voir en lui autre chose qu'un petit coin-coin de bain !

vendredi 1 mars 2013

Je n'ai pas testé les patchs anti-auréoles de Narta...

...parce qu'il ne faut pas charrier quand même !

L'autre jour, je faisais des mini-courses chez Monoprix lorsque je suis tombée au rayon déodorant sur une petite boite qui a éveillé ma curiosité : des patchs anti-auréoles. Il était indiqué sur le paquet que ces patchs absorbent la transpiration, évitent les auréoles et protègent les vêtements. "L'accessoire incontournable de votre dressing" tel est le slogan que Narta, car c'est bien d'eux dont on parle, a adopté.


Incontournable ? Justement c'est ce que je me demandais, il y a donc vraiment des femmes qui transpirent assez pour avoir besoin de "ça" ?! Mesdames, Mesdemoiselles si vous êtes concernées, loin de moi l'idée de vous offenser. Naïvement, je ne pensais pas que des femmes pouvaient être victimes de sudation extrême au quotidien. Car, pour le peu que je m'en souvienne, il m'est très rarement arrivée d'avoir de fortes suées au point de mouiller mes vêtements si ce n'est, par exemple, lorsque je me suis rendue compte que je faisais ma belle dans les couloirs alors que ma jupe était restée coincée dans mon collant depuis ma dernière pause pipi ou encore lorsque j'ai malencontreusement uriné chez mon hôte en oubliant de soulever l'abattant des toilettes.

D'ailleurs, lorsque l'on transpire, on ne mouille pas seulement ses vêtements au niveau des dessous de bras mais également au niveau du dos ou du buste, non ? Les patchs ne règlent donc pas totalement le problème de sudation. De plus, ils ne permettent pas de pallier les odeurs d'aisselles marquées. En d'autres termes, vaut-il mieux puer ou avoir des auréoles ?

Je comprends en parcourant les indications sur le paquet que contrairement à ses homologues (les patchs minceur, anti-tabac, contraceptif, anti-douleur, anti-rides et j'en passe), ce patch ne s'applique pas directement sur la peau mais sur le vêtement. Le terme "patch" est donc totalement inapproprié, Narta nous a grugés. Il ne s'agit pas d'un patch cutané qui va diffuser une dose de produits au travers de la peau mais plutôt d'une bande absorbante (et déjà, vous voyez peut-être où je veux en venir).

Le patch doit être collé sur l'intérieur de votre vêtement et non sur l'extérieur (je préfère le préciser). Ainsi positionné, il va absorber les excès de transpiration jusqu'à 15 ml, soit presque l'équivalent d'une cuillère à soupe (humm, bon appétit). Vous l'aurez donc compris, le patch est à usage unique.

Et voici donc un aperçu des fameux patchs, d'abord "habillés" avec son papier de protection (ouah chic, fun)

et puis "déshabillés" (oh mince) et là ça vous fait penser à quoi ? A des protèges-slips pour entrejambes disproportionnés ? Oui, moi aussi et c'est bien là le problème.


Imaginez la honte si le patch vient à dépasser de votre petit haut...Qu'est-ce qui est le pire, les auréoles sous les bras ou les serviettes hygiéniques sous les bras ?

Le paquet est à 4,86€ pour seulement 8 patchs. C'est loin d'être donné. Autant donc utiliser des protèges slips à 2€ les 30, c'est beaucoup plus économique et pour un résultat comparable, vous ne pensez pas ?



lundi 25 février 2013

Mes tout-petits seins

J'ai longtemps imploré Sainte Loches...Car enfin, comment se fait-il que ma mère et ma soeur en aient alors que moi, je suis si peu équipée !

A 13 ans, j'ai vite compris que c'était mal engagé pour moi, "mamairement" parlant. Alors que les seins de mes copines se dressaient fièrement dans leur soutif, ma poitrine n'était même pas naissante. J'ai obtenu mon premier soutien-gorge en prétextant que mes seins sautaient quand je dansais. C'était une feinte bien entendu, ils ne frémissaient pas plus que deux oeufs au plat dans une poêle. 

Défier dame nature, trop dur

J'avais lu, je ne sais où, une recette miracle pour corriger mon problème de féminité. Ainsi, bille en tête, j'ai couru les campagnes à la recherche de boutons d'or, j'ai fait macéré ces fleurs dans de l'huile d'avocat et me suis enduite les seins deux fois par jour de cette décoction pendant longtemps. C'est-à-dire jusqu'à ce que ma mère me raisonne, m'explique que l'odeur de pourriture dans la salle de bain n'était plus tenable et que je devais renoncer à m'appliquer cette mixture en décomposition.

J'ai pensé que peut-être je n'avais pas de seins parce que j'étais trop mince. Alors, je me suis mise à manger plus que de raison. Très vite j'ai grossi...mais uniquement des joues, tel le hamster et Gizmo, le gremlins !

J'ai aussi entraîné ma mère chez notre médecin de famille. Les transsexuels obtenaient une poitrine avec des piquouzes moi aussi je voulais logiquement être shootée aux hormones...je vous laisse imaginer la tête du médecin.

Déjouer les blagues sans airbag

"Alors ça pousse ?" Étrangement, je n'ai pas essuyé trop de quolibets durant mon adolescence. Il faut dire que je prenais les devants, je ne ratais jamais une occasion de me fustiger avec humour. Tourner en dérision mon complexe fut ma meilleure arme pour me protéger. Et puis heureusement à cette époque les premiers soutiens-gorge rembourrés ont vu le jour. Pas besoin de remplir de chaussettes mes balconnets, les marques de lingerie avaient enfin pris en pitié les plus démunies d'entre nous."T'as pris des seins ?" "Non, j'ai juste mis un soutif plus rembourré que d'habitude" "

De la même manière, je n'ai jamais eu aucun problème à me montrer toute nue devant mes prétendants et pour cause, je savais particulièrement bien les préparer. Je leur avais tellement suriné qu'il n'y avait que deux petites cerises dans mon soutif garni (voire deux noyaux de cerises quand je voulais vraiment mettre la pression) qu'ils étaient finalement comblés de découvrir, sous mon capitonnage, deux petits abricots.

                 

Pour mieux coïter, user de la loi de la gravité

Dans l'intimité, il s'agit de faire preuve d'ingéniosité. Pas question de m'adonner trop souvent à la position du missionnaire et d'afficher ma misère à mon partenaire, couchée ainsi à l'horizontal ma poitrine apparaît sans relief. Je préfère le chevaucher, lui couché sur le dos, moi à califourchon penchée en avant et lui offrir le spectacle de mes petits seins qui pendent et de mes tétons qui se dressent.

Se résigner à accepter ses petits nénés

La pilule, mes 2 grossesses et les années n'ont rien changé. C'est bien simple, je pense être l'une des rares femmes qui n'a pas pris de poitrine durant ses grossesses. Vous vous rendez compte, jamais je ne me suis vue avec une grosse poitrine. Même dans mes rêves, je reste invariablement peu pourvue.

La chirurgie ? Franchement avec tout ce qu'on entend... Et puis j'aurais peur de perdre en sensibilité.
Sans parler du bistouri, savez-vous que les petits seins sont plus sensibles que les gros ? Les poitrines généreuses ont plus de tissus gras que de tissus glandulaires (parties la plus sensible). Les petits seins sont donc facilement stimulés car ils ne sont pas cachés sous une couche de graisse. Voilà un argument de poids, parce que les soi-disant bonnes raisons d'avoir des petites doudounes, j'en ai soupé :
  1. tout ce qui est petit est mignon (oui et tout est bon dans le cochon, parfois il y a des expressions qui se créaient on se demande comment)
  2. avec une petit poitrine on peut dormir sur le ventre (la belle affaire quand on a pour habitude de dormir dans la position "soldat" ou de "étoile de mer)
  3. un petit sein, ça tient dans la main (je dirais même dans les deux mains si on s'y prend bien)
  4. avec des petits seins on peut porter des décolletés pigeonnants sans faire vulgaire (et pour cause on a beau user et abuser du push up, ça ne pigeonne jamais)
  5. avec des petits seins on peut sortir sans soutif (très intéressant d'avoir les seins qui pointent au rayon surgelés d'un supermarché)
J'ai 36 ans et je me suis fait une raison, je finirai vieille avec des pis de chèvres... parce que même les petites poitrines tombent.

En plus, il y a une suite, ici.
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